En Angleterre, lord du Grand Schisme, John Wyclif se prononce pour la séparation de l’Église et de l’État. Chef du mouvement anticlérical et antipapal, ce théologien prêche la réforme de l’Église et envoie des « Lollards » dans toute l’Angleterre. Il prend le parti des paysans contre la noblesse et fut le précurseur de la Réforme. John Wyclif veut débarrasser l’Église de ses richesses, source de perversion. Il veut traduire la Bible et les textes sacrés pour qu’ils soient accessibles à tous. Ils s’associe à des universitaires pour éditer des sermons en anglais et tenter de traduire la bible (Nicolas de Hereford, John Purvey). L’Église anglicane réagit vivement : les archevêques de Cantorbéry épurent l’université d'Oxford et les prêtres qui prêchaient les idées de Wyclif sont mis en prison et frappés d’interdit.
30 mai[2] : Victoire navale vénitienne sur les Génois au cap d'Anzio.
17 juin : Antoine Adorno, puis Nicolas Guarco doge de Gênes après la démission de Dominique de Campo Fregoso.
20 juin : Le duc Jean IV de Bretagne est appelé à comparaitre par le roi Charles V de France devant la cour des pairs[3]. Il ne s'y présente pas et son duché lui est confisqué. Le peuple breton se soulève alors et rappelle Jean IV, réfugié en Angleterre (1379). En réaction, le roi de France expulse tous les Bretons de son royaume, gens d'armes et civils[4].
Juin-juillet-Août : Une révolte de travailleurs réussit à Florence et entraîne la création d'une corporation des ouvriers du textile.
La production de laine s’écroule, provoquant la révolte des Ciompi, ouvriers de la laine. Elle est réglée par la création de trois « Arti del popolo minito », parmi lesquels l’Arte dei Ciompi. Les ouvriers de laine peuvent s’associer pour défendre leurs salaires.
La révolte populaire des Ciompi (1378-1382) contre les Albizzi leur permet de prendre le pouvoir jusqu'en 1381. Le gonfalonier Salvestro de’ Medici, qui a pris part à la révolte du peuple contre le patriciat (mai) et prône une réforme démocratique des institutions de la commune, est banni en 1381.
Début du Grand Schisme d'Occident : deux papes règnent, un à Rome et un autre à Avignon (jusqu'en 1415). Réunis à Fondi, les cardinaux (en majorité Français) annulent l’élection d’Urbain VI (Bartolomeo Prignano), qui se serait montré violent, comme obtenue sous la pression populaire, et désignent Clément VII (Robert de Genève, petit cousin du roi de France) qui n’ayant pu prendre Rome, retourne à Avignon (1379) où il s’allie à Louis Ier d'Anjou. Urbain VI s’appuie sur le roi d’Angleterre, la Flandre, la Pologne, les territoires allemands de l’Empire et les royaumes scandinaves. Clément VII est soutenu par le roi de France, le roi d’Écosse et le roi de Castille. L’Italie est divisée entre les deux obédience au gré des combinaisons diplomatiques.