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Carte animée montrant les différents systèmes de continents.
La Terre comme un seul continent, par Buckminster Fuller.
Le mot continent vient du latin continere pour « tenir ensemble », ou continens terra, les « terres continues ». Au sens propre, ce terme désigne une vaste étendue continue de terre à la surface du globe. Cependant, cette définition strictement géographique est souvent amendée selon des critères historiques et culturels. On retrouve ainsi certains systèmes de continents qui considèrent l'Europe et l'Asie comme deux continents alors que l'Eurasie ne forme qu'une étendue de terre. La définition peu claire d'un continent a abouti à l'existence de plusieurs modèles de continents, qui acceptent actuellement de quatre à sept continents. Mais cela n'a pas toujours été le cas, et ces modèles ont varié au gré de l'Histoire et de la découverte de nouveaux territoires. Dans son acception commune, la zone continentale inclut également les petites îles à très faible distance des côtes, mais non celles séparées par des bras de mer significatifs. D'un point de vue scientifique, les continents incluent également les îles rattachées aux plaques continentales, comme les îles Britanniques par rapport à l'Eurasie.
Histoire du conceptLes premières définitions
Le géographe grec Strabon tenant un globe indiquant Europa et Asia
La première distinction entre les continents a été faite par les anciens marins grecs qui ont donné les noms d'Europe et d'Asie aux terres des deux côtés du cours d'eau de la mer Égée, le détroit des Dardanelles, la mer de Marmara, le détroit de Bosphore et la mer Noire[1]. Les noms ont d'abord été appliqués seulement pour désigner les terres près de la côte et seulement plus tard étendus à l'arrière-pays[2]. Les penseurs de la Grèce antique ont ensuite débattu pour savoir si l'Afrique (alors appelée la Libye) devait être considérée comme faisant partie de l'Asie ou comme une tierce partie du monde. Une division en trois parties s'est finalement imposée[3]. Du point de vue grec, la mer Égée, était le centre du monde, avec l'Asie à l'Est, l'Europe à l'Ouest et au Nord et l'Afrique au Sud[4]. Les limites entre les continents ne sont pas fixes. Dès le début, la frontière de l'Europe avec l'Asie a été prise à partir de la mer Noire, le long de la rivière Rioni (appelée alors le Phasis) en Géorgie. Plus tard, elle était considérée comme allant de la mer Noire par le détroit de Kertch, la mer d'Azov et le long du fleuve Don (appelé alors le Tanais) en Russie[5]. Le Nil a généralement été considéré comme La frontière entre l'Asie et l'Afrique. Hérodote[6], au Ve siècle av. J.-C., s'est cependant opposé à cette situation, qui plaçait l'Égypte sur deux continents. Il a donc fait coïncider la rupture entre l'Asie et l'Afrique avec la frontière occidentale de l'Égypte, ce qui situait ce pays en Asie. Il a également remis en question la division en trois de ce qui est en fait une seule masse[7], un débat qui se poursuit près de deux millénaires et demi plus tard.
Le plus ancien exemple imprimé de la carte en T-O, montrant les 3 continents comme les domaines de fils de Noé : Sem, Iafeth (Japhet) et Cham (Ham)
Ératosthène, au IIIe siècle av. J.-C., a noté que certains géographes divisaient les continents par les fleuves (le Nil et le Don), considérant ainsi les « îles ». D'autres divisaient les continents par des isthmes, appelant donc les continents « péninsules ». Ces géographes fixaient la frontière entre l'Europe et l'Asie à l'isthme entre la mer Noire et la mer Caspienne, et la frontière entre l'Asie et l'Afrique à l'isthme entre la mer Rouge et l'embouchure du lac Bardawil sur la Méditerranée[8]. Avec la période romaine et le Moyen Âge, quelques auteurs ont pris l'isthme de Suez comme frontière entre l'Asie et l'Afrique, mais la plupart des auteurs continuent à considérer le Nil ou la frontière occidentale de l'Égypte comme frontière. Au Moyen Âge, le monde a été représenté sur la carte en T-O, avec le T représentant les eaux de la division des trois continents. L'arrivée des Européens aux AmériquesChristophe Colomb a traversé l'océan Atlantique pour atteindre les Antilles en 1492, ouvrant la voie à l'exploration et à la colonisation européenne des Amériques. Mais malgré ses quatre voyages vers l'ouest, Christophe Colomb n'a jamais su qu'il avait atteint un nouveau continent et a persisté à penser qu'il avait atteint l'Asie. En 1501, Amerigo Vespucci était le pilote d'une expédition qui naviguait le long de la côte du Brésil. Les membres de l'expédition parcoururent un long chemin vers le sud, le long de la côte de l'Amérique du Sud, ce qui confirma que la terre qu'ils longeaient avait des proportions continentales[9],[10]. De retour en Europe, Vespucci a publié un compte rendu de son voyage intitulé Mundus Novus (« Nouveau Monde ») en 1502 ou 1503[11], mais il semble qu'il y ait eu des ajouts ou des modifications par un autre écrivain[12]. Quel que soit l'auteur de ces paroles, on peut lire dans Mundus Novus « j'ai découvert un continent dans ces régions du sud qui est habité par plus de personnes et d'animaux qu'en Europe, en Asie ou en Afrique »[13], première identification explicite des Amériques, un continent comme les trois autres.
Le Planisphère de Waldseemüller de 1507, publié par Martin Waldseemüller, fut la première carte du monde à mentionner l'« America ».
Après quelques années, le nom de « Nouveau Monde » commence à apparaître comme un nom pour l'Amérique du Sud sur les cartes, comme Oliveriana (Pesaro) datant de 1504-1505. Les cartes de l'époque montrent clairement l'Amérique du Nord comme connectée à l'Asie et l'Amérique du Sud comme une terre séparée[12]. En 1507, Martin Waldseemüller publie une carte du monde, Cosmographia Universalis, qui est la première à montrer l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud distinctes de l'Asie et entourées par de l'eau. Un petit carton au-dessus de la carte principale explique pour la première fois que les Amériques sont à l'est de l'Asie et sont séparées de l'Asie par un océan, car les Amériques sont placées à l'extrémité gauche de la carte et l'Asie à l'extrémité droite, ce qui aurait pu créer une confusion. Dans le livre d'accompagnement, Cosmographiae Introductio, Waldseemüller a noté que la terre est divisée en quatre parties, l'Europe, l'Asie, l'Afrique et la quatrième partie dont il forge le nom à partir du prénom d'Amerigo Vespucci[14]. Sur la carte, le mot « America » est placé sur une partie de l'Amérique du Sud. Le mot continentÀ partir du XVIe siècle, le nom anglais continent émerge. C'est un dérivé du terme continent land, ce qui signifie terre continue[15] et traduit du latin terra continens[16]. Le nom a été utilisé pour désigner « une partie de terre connectée ou continue »[15]. Il n'a pas été appliqué seulement à de très vastes superficies de terres — au cours du XVIIe siècle, il a été utilisé pour les continents de Kent, de l'Irlande et du Pays de Galles et en 1745 pour Sumatra[15]. Le mot continent est utilisé dans la traduction de textes grecs et latins à propos des trois « parties » du monde, bien qu'il n'y avait pas dans la langue originale de mot ayant exactement le même sens que continent qui ait été utilisé[17]. Alors que le mot continent a été utilisé pour les zones relativement petites de la continuité de la terre, les géographes ont de nouveau soulevé la question de Hérodote sur les raisons pour lesquelles une seule grande masse devrait être divisée en deux continents. Au milieu du XVIIe siècle, Peter Heylin a écrit dans sa Cosmographie que « Un continent est une grande quantité de terre, non séparée par une mer en provenance du reste du monde, comme l'ensemble du continent de l'Europe, en Asie, en Afrique. ». En 1727, Ephraïm Chambers a écrit dans son Cyclopædia, « Le monde est ordinairement divisé en deux grands continents : l'ancien et le nouveau. ». Et, dans son atlas de 1752, Emanuel Bowen définit un continent comme « un grand espace de la terre ferme comprenant de nombreux pays, sans séparation par de l'eau. Ainsi, l'Europe, l'Asie et l'Afrique sont un grand continent, l'Amérique en est un autre. »[18]. Toutefois, la vieille idée de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique en tant que « parties » du monde a en fin de compte persisté, celles-ci étant désormais considérés comme des continents. Au-delà des quatre continentsÀ partir de la fin du XVIIIe siècle, certains géographes ont commencé à considérer l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud comme deux parties du monde, ce qui fait au total cinq parties. Cependant, la division par quatre fut globalement plus répandue au cours du XIXe siècle[19]. Les Européens ont découvert l'Australie en 1606, mais pour un certain temps, elle a été vue comme une partie de l'Asie. À la fin du XVIIIe siècle, certains géographes ont considéré qu'il s'agissait d'un continent à part entière, ce qui en fait le sixième (ou le cinquième pour ceux pour qui l'Amérique est encore un seul et même continent)[19]. En 1813, Samuel Butler a écrit de l'Australie que « La Nouvelle-Hollande, une île immense, que certains géographes désignent de l'appellation d'autre continent » et l'Oxford English Dictionary est tout aussi équivoque quelques décennies plus tard[20]. L'Antarctique a été aperçu en 1820 et est décrit comme un continent par Charles Wilkes sur l'Expédition Wilkes en 1838, c'est le dernier continent à être identifié, même si l'existence d'un grand territoire Antarctique avait été envisagée depuis des millénaires. En 1849, un atlas signale l'Antarctique comme un continent, mais peu d'autres atlas l'ont fait jusqu'après la Seconde Guerre mondiale[21].
Le drapeau olympique dont les cinq anneaux représentent les continents
Au XIXe siècle, le mayaniste Augustus Le Plongeon proposa l'hypothèse d'un nouveau continent, nommé Mu. Il se basait sur la traduction - ultérieurement contestée - du Codex tro-cortesianus par Brasseur de Bourbourg[22]. D'autres continents hypothétiques ont été imaginés, à l'époque où la géologie était moins avancée que désormais. C'est le cas de la Lémurie, continent envisagé pour expliquer la disparition de certains mammifères[23]. On peut aussi citer l'Atlantide, évoquée pour la première fois au IVe siècle av. J.-C., cet hypothétique continent englouti est encore aujourd'hui fruit de spéculations[24]. Le drapeau olympique, conçu en 1913, a cinq anneaux représentant les cinq terres habitées, traite l'Amérique comme un seul continent et n'inclut pas l'Antarctique[25]. À partir du milieu du XIXe siècle, les atlas des États-Unis ont le plus souvent traité l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud comme deux continents, ce qui est compatible avec la compréhension de la géologie et de la tectonique des plaques. Mais il n'était toujours pas rare que les atlas américains les traitent comme un seul continent, du moins jusqu'à la Seconde Guerre mondiale[26]. C'est d'ailleurs cette dernière vision qui prévaut encore de nos jours en Europe. Toutefois, au cours des dernières années, il y a eu une poussée pour que l'Europe et l'Asie, traditionnellement considérées comme deux continents, soient considérées comme un seul continent, appelé « Eurasie » — là aussi compatible avec la compréhension de la géologie et de la tectonique des plaques. Dans ce modèle, le monde est divisé en six continents (si l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud sont considérés comme des continents distincts). Définitions et applicationsIl n'y a pas de définition unique d'un continent. C'est pourquoi les cultures et les sciences ont des listes différentes de continents. En général, un continent doit être une grande étendue, composée de terre ferme avec des limites géologiques significatives. Bien que certains considèrent qu'il n'y ait que quatre ou cinq continents, on considère habituellement qu'il y en a six ou sept. Le critère d'origine pour désigner un continent, le critère géographique, est ignoré au profit de critères plus arbitraires, souvent historiques et culturels. Sur les sept continents les plus couramment retenus, seuls l'Antarctique et l'Océanie sont séparés des autres continents. Frontières des continentsÉtant donné que la définition d'un continent est souvent arbitraire, les séparations entre ceux-ci ne sont pas toujours clairement définies. Le détroit de Gibraltar marque conventionnellement la limite entre l'Afrique et l'Europe[27]. La séparation de l'Amérique du Nord et de l'Amérique du Sud correspond à l'isthme de Panamá, une étroite bande de terre. La frontière entre l'Asie et l'Afrique est généralement fixée à l'isthme de Suez ce qui exclut le Sinaï de l'Afrique[28]. L'Égypte se retrouvant à cheval sur deux continents, certains géographes proposent cependant de déplacer la limite entre ces deux continents à la frontière israélo-égyptienne. Par commodité, la frontière entre l'Asie et l'Amérique est fixée à la frontière russo-américaine, aux alentours du détroit de Béring. Les îles Komandorski sont donc asiatiques tandis que le reste des îles Aléoutiennes sont américaines. La séparation entre l'Océanie et l'Asie est encore aujourd'hui très discutée. En 1831, l'explorateur et géographe Jules Dumont d'Urville découpe l'Océanie en quatre régions : la Polynésie, la Micronésie, la Mélanésie et l'Insulinde (alors appelée Malaisie)[29]. Cette dernière partie sera ensuite rattachée à l'Asie ce qui explique la frontière actuelle entre Asie et Océanie : l'ensemble des îles indonésiennes est asiatique à l'exception de la Nouvelle-Guinée et des îles toutes proches. Mais le caractère arbitraire de cette limite amène les géographes à repenser cette frontière. Certains pensent qu'il serait plus approprié d'utiliser la ligne Wallace[30], d'autres voudraient inclure entièrement l'Indonésie en Asie en excluant le Timor oriental. La frontière la plus contestée est sans doute celle entre l'Asie et l'Europe[31],[32],[33], les limites de l'Europe ayant été déplacés aux cours des siècles et étant peu clairement définies. Au XVIIIe siècle, le Tsar Pierre Ier désire faire de la Russie une puissance européenne. Son géographe Tatitchev propose alors en 1703 que les monts Oural, le fleuve Oural et le Caucase constituent la frontière entre Europe et Asie en lieu et place du Don qui incluait alors la Russie dans l'Asie. Avec l'extension récente de l'Union européenne aux portes de l'Asie tant dans les Balkans qu'en Europe de l'Est se pose une nouvelle fois le problème du tracé exact de la limite entre Europe et Asie. Certains géographes, par commodité, voudraient repousser la limite au-delà du Caucase afin d'inclure notamment l'Arménie et la Géorgie en Europe. D'autres, à l'inverse, voudraient voir cette frontière fixée à la dépression de Kouma-Manytch située au nord du Caucase dans le but d'inclure les peuples turcs du Caucase dans l'Asie[34]. Le statut des îlesLes parties du monde sont des continents dans un sens élargi. D'une part, toute île fait partie d'une partie du monde puisque les parties du monde contiennent toutes les terres émergées, mais les îles ne font pas partie des continents (au sens commun, ou au sens scientifique) puisque leur territoire n'est pas continu avec le reste du continent[35],[36]. Elles sont donc habituellement considérées comme appartenant au continent dont elles sont le plus proche. Par exemple, les Canaries — quoique espagnoles — sont rattachées à l'Afrique, les Baléares font partie de l'Europe et les îles du Pacifique appartiennent à l'Océanie. Il en est de même pour l'île de la Réunion ou l'île Maurice qui, malgré la distance qui les sépare de l'Afrique, sont considérées comme des îles africaines. Nombre de continentsDeux des plus grandes oppositions portent sur l'Europe et l'Asie qui pourraient être unifiées (Eurasie) et sur l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud qui formeraient l'Amérique. Quelques géographes proposent de regrouper l'Europe, l'Asie et l'Afrique en une Afro-Eurasie. Le modèle à sept continents est souvent utilisé en Europe de l'Ouest et en Amérique du Nord. Le modèle à six continents (Eurasie) est très utilisé en Amérique du Nord, et est le modèle de choix pour la communauté scientifique. Enfin, le modèle unissant l'Amérique est utilisé en Europe de l'Est, en Amérique du Sud et également dans certains endroits de la partie septentrionale de l'Amérique.
Dénomination
ComparaisonAire et populationLe tableau suivant donne la superficie, la population, la densité de population et le nombre de pays de chaque continent, suivant le modèle à sept continents.
La superficie totale des continents est 148 647 000 km², ou approximativement 29 % de la surface de la Terre (510 065 600 km²).
Répartition de la population mondiale sur les différents continents
Points culminantsArticle détaillé : Liste des pays par point culminant.
Le tableau suivant donne la liste des continents en fonction de leur point culminant[51],[52].
L'Asie bénéficie du plus haut sommet du monde, l'Everest, mais elle regroupe en plus l'ensemble des 10 premiers sommets du monde, en termes de hauteur. De nombreux reliefs s'élèvent en Asie, avec des massifs montagneux comme le Tian Shan et l'Himalaya. Le relief sud-américain est quant à lui marqué par la cordillère des Andes qui longe toute sa côte est. La disposition du relief nord-américain est longitudinale : la région se décompose en ensembles différenciés qui se succèdent d’est en ouest. Le point culminant d'Amérique du Nord, le mont McKinley, se trouve en Alaska. Le point culminant de l'Afrique, le Kilimandjaro (un volcan éteint), fait partie de la vallée du grand rift. Les principales chaînes de montagnes en Europe sont l'Oural, le Caucase et les Alpes, ces dernières abritant le mont Blanc, point culminant d'Europe occidentale. L'Antarctique est, lui, coupé en deux parties inégales par les monts Transantarctiques, chaîne de montagne de 3 500 kilomètres de long, formant une courbe en « S » depuis la côte de la mer de Weddell (face à l’île Berkner) jusqu'à la côte de l'océan Antarctique face aux îles Balleny. L'Océanie est un continent relativement plat, marqué cependant par certaines zones montagneuses, comme l'île de la Nouvelle-Guinée. Espérance de vieArticle détaillé : Liste de l'espérance de vie par pays.
Le tableau suivant donne l'espérance de vie des habitants de chaque continent, suivant un modèle à cinq continents.
L'Afrique est marquée par une espérance de vie assez faible, due à un taux de mortalité important, bien qu'il est inégal suivant les régions du territoire. Par exemple, le Maghreb a un taux de mortalité de 6 ‰ alors que celui de l'Afrique subsaharienne s'élève à 15 ‰[58]. L'Europe et l'Océanie sont les continents qui bénéficient de la plus haute espérance de vie, celle-ci étant égale à 75 ans dans les deux cas. L'espérance de vie du continent américain est baissée par celle de l'Amérique du Sud, où certains pays en développement ont une espérance de vie assez faible. Par exemple, l'espérance de vie de la Bolivie s'élève à seulement 66,2 ans[59]. L'espérance de vie du continent asiatique est inégale, avec une espérance de 43,7 ans pour les habitants de l'Afghanistan alors que les Chinois vivent en moyenne jusqu'à 72,9 ans[59]. Autres divisionsCertaines parties des continents sont reconnues comme des sous-continents, en particulier celles sur les différentes plaques tectoniques qui divisent les continents. Les plus notables sont le sous-continent indien et la péninsule arabique. Groenland, sur la plaque nord-américaine, est parfois considéré comme un sous-continent. Lorsque l'Amérique est perçue comme un seul continent, elle est divisée en deux sous-continents (Amérique du Nord et en Amérique du Sud)[60],[61],[62] ou en diverses régions[63]. Certaines zones de la croûte continentale sont largement couvertes par la mer, mais peuvent être considérées comme des continents submergés. C'est le cas de Zealandia, émergeant de la mer en Nouvelle-Zélande et en Nouvelle-Calédonie, ou même le presque complètement submergé plateau de Kerguelen, dans le sud de l'océan Indien. Certaines îles sont situées sur les sections de la croûte continentale qui ont cassé et dérivent en dehors de l'un des principaux continents. Bien qu'elles ne soient pas considérées comme des continents en raison de leur taille relativement petite, elles peuvent être considérées comme des microcontinents. Madagascar, l'exemple le plus répandu, est généralement considéré comme faisant partie de l'Afrique, mais a déjà été décrit comme « le huitième continent »[65]. En géologieCaractéristiquesArticle détaillé : Plateau continental (géophysique).
Pour les géologues, il existe à la surface de la Terre deux éléments structurels distincts : la croûte continentale, formée pour l'essentiel de granite et de roches associées, et la croûte océanique, de basalte et de gabbro. Aussi, la limite entre domaine continental et domaine océanique se trouve sous la surface de la mer : il est alors question de « plateau continental » qui se prolonge parfois à plusieurs kilomètres au-delà du trait de côte. Lors de la dernière époque glaciaire (à l'apogée de la glaciation de Würm il y a 20 000 ans), en Europe occidentale, le plateau continental s'étendait à plusieurs dizaines de kilomètres à l'ouest du littoral actuel. Dérive des continentsArticle détaillé : Tectonique des plaques.
Au début du XXe siècle, Alfred Wegener remarque que par la disposition des continents, la côte est de l'Amérique du Sud semble s'emboiter parfaitement dans la côte ouest de l'Afrique. D'autres bien avant lui s'en sont aperçus, mais il est le premier à alors proposer, à partir de cette observation, la théorie de la dérive des continents : un supercontinent, la Pangée, se serait fragmenté au début de l'ère secondaire et, depuis cette date, les masses continentales issues de cette fragmentation dériveraient à la surface de la Terre. Au cours du XXe siècle, il fut accepté par les géologues que les continents bougent à la surface de la planète, à l'échelle des temps géologiques. Ce processus est connu sous le nom de « dérive des continents » et est expliqué par la tectonique des plaques. La surface de la Terre est constituée de sept plaques tectoniques majeures (ainsi que de nombreuses mineures). Ce sont celles-ci qui dérivèrent, se séparèrent et s'assemblèrent pour former au fil du temps les continents que nous connaissons aujourd'hui[66]. Par conséquent, il existait d'autres continents dans le passé géologique, les paléocontinents. On a pu déterminer qu'il y a eu des époques de l'histoire de la Terre où il n'y avait qu'un seul grand continent à sa surface. Le plus récent, la Pangée remonte à 180 millions d'années. Le prochain « continent unique » devrait apparaître dans 250 millions d'années par le rapprochement de l'Afrique, de l'Eurasie et des Amériques, il s'agirait de la Pangée ultime[67]. Notes et références
AnnexesArticles connexesLiens externesBibliographie
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