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RTL9 est une chaîne de télévision généraliste commerciale privée luxembourgeoise, émettant principalement en direction des téléspectateurs français, suisses romands et luxembourgeois. Elle fait partie des chaînes du groupe AB et de RTL Group.
Histoire de la chaîneTélé-LuxembourgLes débutsLe 1er juillet 1954, la CLR (Compagnie Luxembourgeoise de Radiodiffusion) change sa dénomination en CLT (Compagnie Luxembourgeoise de Télédiffusion), intégrant désormais sa nouvelle ambition : la télévision. Le 20 mai 1953, le conseil d'administration de la CLR autorise son président, Robert Tabouis, à signer un contrat de concession avec le gouvernement luxembourgeois pour exploiter une chaîne de télévision. Il obtient des autorités du Grand-Duché une concession permettant à cette chaîne de jouir d'un monopole d'État. L'achèvement des grands travaux à la Villa Louvigny coïncide avec le début de la construction d'un émetteur de télévision sur le Ginsterberg près de Dudelange, site qui s'avère le plus approprié pour assurer une bonne réception, du fait de son altitude de 430 mètres et de sa situation à seulement 200 mètres de la frontière française. L'implantation marque bien l'intention d'émettre en direction de l'Est de la France. Le 23 janvier 1955, jour de son 59e anniversaire, la Grande Duchesse Charlotte Ire inaugure Télé-Luxembourg avec son époux le Prince Félix, marquant ainsi la naissance officielle de la télévision luxembourgeoise. À l'écran, un jeune speaker annonce que « Télé-Luxembourg sera l'alliée indispensable de votre famille ». La première émission consiste à faire découvrir les coulisses de la chaîne. À l'époque, aucun studio de télévision n'était installé à la Villa Louvigny. Les émissions étaient réalisées depuis le bâtiment situé au pied du pylône émetteur de Dudelange. Ce puissant émetteur omni-directionnel permet à Télé Luxembourg d’être captée bien au-delà de ses prévisions initiales, dans un rayon d'environ 150 km au Luxembourg, dans les Ardennes belges, en Lorraine et même jusqu'à Reims ou Mulhouse. Utilisant le canal VHF E-07 initialement prévu pour des émissions en 625 lignes, et qui sera rebaptisé "canal Luxembourg" en France, le standard retenu est le 819 lignes "belge" ou "819 lignes à bande étroite" retenu par la Belgique francophone. Il utilise moins de bande passante que celui de la Radiodiffusion-télévision française (avec pour résultat une image un peu moins fine, proche de celle en 625 lignes dont il a la même largeur de bande) mais a pour avantage de "caser" un plus grand nombre d'émetteurs sur une même zone) tout en étant visible aussi bien par les téléspectateurs français que wallons qui captent déjà de nombreux émetteurs étrangers (Allemagne, Pays-Bas, Belgique néerlandophone...). Il s'agit alors de la première chaîne de télévision généraliste privée en Europe. Sa mission est de diffuser une information interrégionale en français au Luxembourg, en Belgique et en Lorraine. Malgré l'embauche de quelques "pointures" de la RTF (qui portera plainte sans succès contre la station), comme Jacques Navadic ou Robert Diligent pour le futur Journal de Télé-Luxembourg, les débuts sont plutôt hasardeux car personne ne dispose de réelle formation, les équipes étant constituées d'anciens techniciens de radio reconvertis dans la télévision. La production se professionnalise peu à peu et en 1956-1957, la CLT construit une tour de huit étages à la Villa Louvigny afin d'y abriter les bureaux et studios de Télé-Luxembourg. La chaîne, qui diffuse alors une trentaine d'heures de programme par semaine, trouve enfin son public et le siège de Télé-Luxembourg devient rapidement une enseigne mythique du paysage audiovisuel. À côté des émissions filmées en direct, comme l’École Buissonnière, ainsi que des reportages tournés aux quatre coins du pays et dans les régions francophones voisines pour les besoins du Journal de Télé-Luxembourg, Télé-Luxembourg remplit son antenne d’émissions livrées clés en main par Paris Productions et de films et séries étrangers. Petit à petit, la chaîne se créé son identité en marquant sa différence face à l'austérité des chaînes nationales françaises et belges. Elle surprend par sa légèreté (diffusion de jeux, de séries, et chaque soir de films) et sa convivialité (forte présence d’animateurs français connus comme Pierre Bellemare ou Georges de Caunes et de speakerines-vedettes comme Anna-Vera). La publicité est présente dès l’origine, mais c'étaient les animateurs eux-mêmes qui devaient lire en direct les messages publicitaires. L'engouement populaire est à la hauteur des efforts déployés lors de la production du 7e grand prix de l'Eurovision de la Chanson en 1962 retransmis dans une grande partie de l'Europe depuis la Villa Louvigny. Cet événement national a été suivi en direct dans tous les cafés du pays. Hei Elei Kuck EleiEn 1969, le gouvernement belge accorde des fréquences pour des relais hertziens aux télédistributeurs. Coditel installe une station réceptrice dans les Ardennes à Saint Hubert et envoi le signal de Télé-Luxembourg vers les réseaux câblés de Namur, Brutélé qui le distribue dans la périphérie liègeoise et bruxelloise. Par la suite, c'est Belgacom qui exploita ces réseaux afin de proposer cette diffusion à l'ensemble des télédistributeurs. Le développement du câble en Belgique, francophone du moins, s'est fait grâce à Télé-Luxembourg, devenu un produit d'appel avec les chaînes françaises (TF1, Antenne 2 et FR3). Télé-Luxembourg tire alors ses principales recettes publicitaires de la Belgique. Le 21 septembre 1969, le journaliste Jean Octave lance sur Télé Luxembourg son inoubliable Hei Elei Kuck Elei (citation du livret de l'opérette luxembourgeoise Mum Séis), une émission de trois quarts d'heure diffusée chaque dimanche matin en langue luxembourgeoise, puis qui passera le dimanche après-midi dans les années 80. Cette vocation familiale et populaire va guider Jacques Navadic dans les années 1970 pour asseoir la notoriété de la chaîne. La diffusion quotidienne de films, de séries américaines, de jeux et d’émissions employant les mêmes animateurs confère à Télé-Luxembourg un statut de chaîne star au Luxembourg, dans l'Est de la France et en Belgique, renforcé par son passage à la couleur en 1972 : en plus de l'émetteur VHF 819 lignes (canal E-07) reconverti au 625 lignes SECAM, deux nouveaux émetteurs UHF sont mis en service sur l'émetteur de Dudelange, l'un sur le canal 21 en SECAM pour la France, l'autre sur le canal 27 en PAL pour la Belgique. Tous les jours, le générique d'ouverture d'antenne, le lion héraldique du Luxembourg apparaissant sur des cercles symbolisant les ondes hertziennes et le nom Télé-Luxembourg, se fait précéder par une image fixe de l'émetteur de Dudelange, avec la voix de Jacques Harvey qui annonce : "Ici Télé-Luxembourg, canaux 7, 21 et 27, émetteur de Dudelange, Grand-Duché de Luxembourg.". Les jeux de fidélisation arrivent, avec le Coffre-fort présenté par Michèle Etzel, puis avec le slogan Vivement ce soir sur Télé-Luxembourg, un autocollant publicitaire que les téléspectateurs devaient apposer sur la lunette arrière de leur véhicule, et ainsi, avoir la chance de se faire filmer par une équipe de Télé-Luxembourg pour être diffusé à l'antenne. L'accident de DudelangeLe 31 juillet 1981 à 13h36, le pylône haubané de l'émetteur de Dudelange est percuté par l'aile droite d'un Mirage V de l'armée belge et est totalement détruit. RTL Télé Luxembourg est alors dans l'impossibilité d'émettre pendant plusieurs heures, jusqu'à la mise en place d'un système de secours moins performant. La station pu toutefois transmettre à 17h les premières images filmées de l'accident via l'EVN pour l'échange d'images aux membres de l'UER (le faisceau qui permettait de distribuer les images d'actualités sur le réseau Eurovision n'ayant pas été touché. Des équipes de journalistes des pays voisins convergeront vers Dudelange, notamment de ARD, RTBF, TF1, Antenne 2, FR3 et le soir même, les images étaient diffusées dans les journaux télévisés. À 19h30, la CLT transmettra un communiqué aux agences Belga et AFP pour leur faire part de la catastrophe aérienne mais aussi télévisuel.[1]). Le président français François Mitterrand interviendra en personne pour autoriser TDF à utiliser les anciens émetteurs VHF 819 lignes de TF1 en Lorraine pour relayer RTL Télé Luxembourg en couleurs jusqu'à la reconstruction du pylône de Dudelange. Mais nombreux sont ceux qui n'ont plus d'antenne 819 lignes et ne peuvent capter correctement les émissions. L'émetteur de Dudelange est reconstruit en 1983 et remplacé par un pylône autoporteur. RTL Télé LuxembourgRTL Télé Luxembourg créé et programme des jeux et des séries en avant première avant toutes les autres chaînes (elle est la première chaîne en Europe à diffuser Dallas, bien avant TF1). C'est ainsi que régulièrement, les présentatrices annonçaient qu'un programme était diffusé en "priorité de diffusion sur RTL Télévision"... Cette politique de programme dite de proximité instaurée par ses dirigeants, repose énormément sur la personnalité des animateurs. Jacques Navadic, directeur des programmes, imagine en 1977 un concours pour engager une nouvelle présentatrice. Lors d’une mémorable soirée, intitulée Dix en lice ?, le public de la chaîne et le jury de personnalités (Michel Drucker, Jean Lefebvre, Thérèse Leduc, Jacques Navadic, Robert Diligent) choisissent Marylène Bergmann qui deviendra une des figures emblématiques de la chaîne. À sa suite s’opère un changement de génération et de nouveau visages font leur apparition à l’antenne : André Torrent, Philippe Goffin, Bibiane Godfroid, Michèle Etzel, Claude Rappé, Anouchka Sikorsky, Jean-Luc Bertrand et Georges Lang. RTL TélévisionRTL Télé Luxembourg est rebaptisée RTL Télévision en 1982, marquant ainsi l'émergence de la marque RTL. Durant la décennie 1980, RTL Télévision est à son apogée. Sous l’impulsion du nouveau directeur des programmes, Jean Stock, une ribambelle d'émissions et d'animateurs font alors le succès de la chaîne privée: Le Train des jouets, Léo contre tous, Citron Grenadine, Tête à Tête, Stop Star, Le Coffre-fort, Fréquence JLB, Atoukado pour les émissions, Valérie Sarn, Bibiane Godfroid, Michèle Etzel, Sophie Hecquet, Jean-Claude Thieltgen, Philippe Sorel, Philippe Goffin, Claude Rappé, Anouchka Sikorsky, Marylène Bergmann, Jean-Luc Bertrand et Georges Lang pour les animateurs. Les émissions s’enchaînent, l’équipe s’agrandit et la chaîne est numéro 1 dans le cœur des Lorrains, des Belges et des Luxembourgeois. Le 4 mars 1983, RTL Télévision obtient un faisceau hertzien entre Bruxelles et Luxembourg. L'antenne est dédoublée lors de la scission des canaux UHF SECAM 21 (Luxembourg / Lorraine) et UHF PAL 27 (Belgique). Elle propose sur son canal belge des programmes spécifiques (JTL belgicisé, présenté par Jean-Charles De Keyser et jeux) en parallèle du programme destiné aux téléspectateurs luxembourgeois et lorrains. RTL Télévision prend alors pied avenue Franklin Roosevelt à Bruxelles, où elle installe un studio, et étend sa couverture (par accord du gouvernement belge en compensation de l’accident de Dudelange) à tout le territoire belge par la télévision par câble qui connaît un rapide développement en Belgique. Avec l’élargissement considérable de son public en Belgique, la chaîne est enfin devenue profitable, et enhardie par l'expérience, la CLT créé RTL Plus le 2 janvier 1984 destinée au marché allemand et diffusée sur le canal VHF E-07, ce qui fait perdre une bonne part d'audience française à RTL Télévision dont la zone de réception du canal 21 se limite désormais à la seule région Lorraine, délaissant les Alsaciens, les Lorrains du Sud ou les habitants de Champagne-Ardenne. Une partie des ressources financières et techniques de RTL Télévision passent alors sur RTL Plus, mais la chaîne subit une seconde hémorragie de ses équipes en mars 1987, lorsque de nombreux techniciens, journalistes et animateurs partent participer à la création de M6 créée pour le marché français (reprenant le sixième réseau, laissé vacant après l'arrêt de la chaîne musicale TV6). En septembre de la même année, le canal belge de RTL Télévision prend son indépendance avec la création de RTL-TVi qui produit désormais tous ses programmes à Bruxelles. De nombreux animateurs vedettes et l’équipe créative de RTL Télévision sont alors mis à contribution pour tous ces démarrages. Au même moment, la chaîne figure parmi les cinq premières chaînes de télévision disponibles sur le câble qui commence timidement son implantation en France. Privée de son public belge et ne s’adressant donc plus qu’aux Luxembourgeois et aux Lorrains, l'audience de RTL Télévision s'essouffle et la chaîne éprouve de grandes difficultés à se positionner face à ses nouvelles concurrentes privées françaises. Le besoin de renouveau se fait ressentir, et en 1988, RTL Télévision essaye de se redynamiser par petites touches, en modifiant son logo et son habillage (apparition de la montgolfière RTL), en faisant appel à des pointures de l'information comme Geneviève Guicheney (venue de FR3) ou en engageant de nouveaux visages comme Agnès Duperrin et Martin Igier tout juste sortis de l'École Supérieure de Journalisme de Lille pour remplacer ceux partis sur M6 et RTL-TVI. Au soir de Noël 1987, Robert Diligent co-présente son dernier Journal Télévisé aux côtés d'Agnès Duperrin. Les responsables de la chaîne entreprennent de réorganiser les programmes en démarrant un nouveau format ciblant davantage les jeunes et plus adapté à son nouveau bassin d'audience. Un conflit interne éclate alors entre l'ancienne et la nouvelle génération, qui ne parviennent pas à s'accorder sur les nouvelles formes de gestion de l'entreprise. RTL Télévision abandonne ainsi ses missions de service public en luxembourgeois à RTL Hei Elei, nouvelle chaîne créée au Luxembourg à la demande du gouvernement. C'est la fin d'une époque. RTL TVComme pour marquer ce changement d’époque, RTL Télévision devient RTL TV en 1991, passant le relais de première chaîne du groupe CLT à RTL Plus qui récupére en 1992 la dénomination RTL Television. Suite à sa large reprise sur le câble en France, RTL TV change de format sous la conduite d’un nouveau directeur des programmes, Hugues Durocher, et cible un public plus jeune et urbain. Les films et les séries supplantent peu à peu les nombreuses émissions de plateau et les animateurs historiques cèdent la place à une nouvelle génération : Agnès Duperrin, Laurent Lespinasse, Katia Schmidt, Thierry Guillaume, Nicolas Albrand, Véronique Buson, Jérôme Anthony, Virginie Schanté, Françoise Gaujour, Fabienne Égal et Charlotte Gomez font leur apparition. La chaîne tente de revenir à ses fondamentaux en capitalisant sur ses animateurs et lance une vaste campagne de publicité mettant en avant "l'esprit de famille". Ce slogan se traduit à l'antenne par l'installation de rendez-vous avec les animateurs de la chaîne aux heures clés de la grille : le Scrabble RTL avec Thierry Guillaume et Véronique Buson, suivi du 40 minutes de Marylène Bergmann en début de soirée, le 52 minutes mensuel RTL Santé présenté par Agnès Duperrin, le magazine féminin F comme Femmes chaque midi avec Véronique Buson et Françoise Gaujour, les émissions de clips à la demande Music Family puis Ligne Basket de Jérôme Anthony et Virginie Schanté ou le Galaxie de Thierry Guillaume, diffusées pour la jeunesse en fin d'après-midi ou le mercredi après-midi ou encore l'émission pour l'emploi Help!. Recentré sur son public lorrain, RTL TV se dote d’une déclinaison régionale, appelée RTL Lorraine, qui se distingue de sa grande sœur diffusée par câble et satellite par des décrochages locaux (40 minutes en Lorraine, et programmes différents de ceux du câble et satellite le mercredi soir) uniquement accessibles au public lorrain par voie hertzienne depuis le canal 21 de l'émetteur de Dudelange. RTL9En 1995, RTL TV fête en grande pompe ses 40 ans depuis le grand auditorium de la Villa Louvigny et est officiellement rebaptisée RTL9 en fin de soirée. La raison officielle de cet énième changement de nom est un rajeunissement de l'antenne (RTL9, c'est neuf !), mais la CLT souhaite plutôt personnaliser chacune de ses chaînes et éviter la confusion entre RTL TV, sa chaîne belge RTL-TVI et sa chaîne allemande RTL Television. En 1997, la CLT fusionne avec le groupe audiovisuel allemand UFA et couvre ainsi toute la chaîne de diffusion, la production et l’acquisition de droits. Face à ses deux «cousines» belges et allemandes qui se placent en tête des audiences dans leur pays respectifs, et au succès lent mais croissant de M6 en France, la CLT-UFA se pose la question du devenir de sa chaîne pionnière et des moyens à lui attribuer face à une audience confidentielle en Lorraine et sur le câble français et suisse. Le nouveau groupe germano-luxembourgeois est moins attaché à l’aspect patrimonial qu’à l’aspect économique de son entreprise et décide alors de capitaliser sur ses chaînes à fort rendement en sacrifiant celles jugées peu rentables. En décembre 1997, l'ensemble du personnel de la chaîne est licencié pour raisons économiques (RTL9 affiche une perte de 50 millions de francs français) et le 3 mars 1998, 65 % du capital de la chaîne est cédé à AB Groupe, la CLT-UFA conservant les 35 % restant. De nombreux téléspectateurs ont alors regretté le départ des animateurs phares de la chaîne, Marylène Bergmann en tête, qui était présente sur les écrans depuis 1977. Seul Jean-Luc Bertrand, devenu Directeur des programmes de proximité, est resté sur la chaîne. Bon nombre de téléspectateurs ont alors déploré le devenir de RTL9, la chaine des Lorrains n'était plus, la mort de la chaine avait été scellée le 23 janvier 1995, l'année de ses 40 ans et de son enième changement de dénomination. Touchant 650 000 foyers par voie hertzienne en Lorraine et au Luxembourg, 2,1 millions de foyers par câble en France et en Suisse, 1,5 million d'abonnés satellite au bouquet TPS et le double pour le bouquet CanalSat, RTL9 est la chaîne numéro 1 dans les mesures d'audience relatives au câble et satellite depuis dix ans et se classe en troisième position des chaînes les plus regardées en Lorraine. Fort de ce constat, AB Groupe propose la candidature de la chaîne à la télévision numérique terrestre française le 1er juillet 2002. Le CSA refuse de lui octroyer une concession du fait de son statut de chaîne étrangère non conventionnée, et en conséquence, non soumise aux mêmes obligations que ses concurrentes françaises en termes de diffusion de films et de publicité, ce qui fausserait la concurrence. En 2005, RTL9 fête ses 50 ans en diffusant un petit sujet à base d'archives de la chaîne de 1955 à 2005, mais faisant la part belle à la période RTL9, suivi d'un spectacle musical depuis l’Olympia à Paris conçu et présenté par Jean-Luc Bertrand. Contrairement à RTL-TVI qui a diffusé début mars 2005 une émission retraçant l'histoire de Télé-Luxembourg à l'indépendance de l'antenne belge, ou RTL Télé Lëtzebuerg qui a diffusé fin 2005 un documentaire hommage à base d’archives retraçant l’histoire des 50 ans du «T» de RTL, RTL9 n’a pas pu diffuser ce type d’émission suite à la perte de ses propres archives lors de son déménagement en 1995. Toutefois, durant la dernière semaine de décembre 2005, l'émission de Jean-Luc Bertrand, Bienvenue chez vous, était consacrée à certaines anciennes stars de la chaîne : Michèle Etzel, André Torrent, Jean Stock, Georges Lang et Marylène Bergmann, venus spécialement raconter leurs souvenirs professionnels et l'histoire de RTL Télévision. Depuis le 4 septembre 2006, RTL9 a renouvelé son habillage d'antenne sans changer son logo. Ce nouvel habillage en 3D, réalisé en interne, reprend les couleurs et les 3 formes composant le logo de la chaîne. Un second évènement s'est également produit le même jour par le retour, après 9 ans d'absence, de Marylène Bergmann, qui officie aussi sur RTL-TVI, deux jours par semaine dans l'émission de son vieux complice Jean-Luc Bertrand, Bienvenue chez vous sur RTL9 Lorraine. À partir d'une petite télévision au Grand-Duché de Luxembourg, l'empire RTL n'a jamais cessé de s'étendre, en Allemagne, en France, en Belgique, aux Pays-Bas, dans les pays de l'Est, pour compter désormais 38 chaînes de télévision et 29 stations radio en 2007. En mai 2008, AB remet à neuf le site de RTL9, modifie le nom régional RTL9 Lorraine en RTL9 Est et donne naissance à RTL9est.com. En février 2009, AB rajeunit le site web de la chaine en mettant l'accent sur le contenu vidéo et la mise en avant des différents services du groupe AB, proposant notamment et pour la première fois sur le site d'une chaîne "non-gratuite" un service de catch-up TV. LogosOrganisationDirigeantsPrésidents :
Administrateur délégué :
Directeurs des programmes :
Directeur des programmes de proximité et des opérations spéciales :
Directeurs de l’information :
Directeur Marketing et Business Development :
CapitalRTL9 est détenue à 65 % par AB Groupe et à 35 % par RTL Group qui a racheté en 1998 les 2,25 % détenus par la Banque Populaire de Lorraine. SiègesLe premier siège de Télé-Luxembourg était situé à la Villa Louvigny à Luxembourg, bâtiment flanqué d'une tour de huit étages, construit en 1956-1957 par la CLT afin d'y abriter les bureaux et studios de la chaîne. Cette adresse ne tarde pas à devenir une enseigne mythique du paysage audiovisuel. RTL Télévision et RTL TV y demeurent jusqu'en 1990. RTL Télévision installe ses studios au 3, allée Saint-Symphorien à Metz fin 1990 pour se recentrer sur son public lorrain, mais la régie finale et le siège demeurent toujours à la Villa Louvigny. Durant l'été 1996, les services de télévision de la Villa Louvigny déménagent vers le nouvel immeuble de la CLT baptisé KB2 (le KB1 étant le bâtiment de la CLT et des services radio), construit dans le quartier du Kirchberg à Luxembourg. Devenue la première chaîne du câble et du satellite en France, RTL9 s'équipe en 1995 d'un studio à Paris installé au CNIT de la Défense jusqu'à fin 1997. Malheureusement, cette installation ne rapporta pas le succès escompté par la chaine qui dut revoir ses coûts à la baisse, rapatria hommes et matériels à Metz puis à Luxembourg en décembre 1997, date du licenciement de l'intégralité du personnel de RTL9 et ceda 65 % du capital de la chaine au groupe AB. Ce fût la fin de tout une époque, 40 ans de vie avec les téléspectateurs furent balayées en une décision d'un conseil d'administration. En décembre 2005, l'antenne régionale de la chaîne a quitté le Technopôle de Metz pour s'installer au 29 boulevard Saint-Symphorien, toujours à Metz. ProgrammesRTL9 est une mini généraliste, même si sa production d’émissions de plateau est essentiellement concentrée sur l’antenne régionale. Elle dispose, depuis son rachat, du catalogue de programmes d'AB Groupe en matière de films et de séries télévisées (AB Production et AB Distribution) en plus de celui de RTL Group. Aujourd’hui, entre un téléachat quotidien de 360 minutes (tous les matins), de nombreuses séries (Inspecteur Derrick, Friends, Un tandem de choc, Les Têtes brûlées ou Le Rebelle), des films au succès confirmé tous les soirs et des séries érotiques, la recette fonctionne toujours, même si les divertissements se font rares. Et dans cet exercice, c’est encore la case de l’access prime-time qui reste la plus convoitée et la plus regardée avec Ça va se savoir !. Mais l’esprit RTL n’a pas totalement déserté la chaîne, car RTL9 est toujours une chaîne régionale. Si le public français abonné au câble et au satellite ne connaît pas les émissions régionales, les décrochages locaux ont bien lieu chaque midi et soir sur le canal hertzien lorrain et luxembourgeois, orchestrés par Jean-Luc Bertrand, qui les conçoit et les anime pour redonner à la chaîne son statut de chaîne star dans l'Est de la France. ÉmissionsAfin de raccourcir cet article, les émissions ci-dessous sont à développer, à transformer en article et à classer dans la catégorie correspondante ci-dessus. Câble et satellite
Programmes régionaux
Émissions disparues
Afin de raccourcir cet article, les émissions ci-dessous sont à développer, à transformer en article et à classer dans la catégorie correspondante ci-dessus. Jeunesse
Service
Variété
Jeux
Magazines
Type de grille des programmes en 1977 et 1979
DiffusionRTL9 est diffusée sur le réseau hertzien UHF SECAM canal 21 de l'émetteur de Dudelange au sud de Luxembourg vers la région Lorraine. Elle est la seule chaîne luxembourgeoise encore diffusée en analogique. Aucune information relative à son passage en numérique ne circule, BCE ne souhaite pas se prononcer sur un éventuel calendrier. Toutefois, dans le rapport d'activité 2007 du Gouvernement luxembourgeois paru en mars 2008, il est signalé que ce programme, reçu par un public non négligeable en Lorraine, passera au numérique au plus tard au moment de l'arrêt de l'analogique en Lorraine. RTL TV fut diffusée en clair sur le satellite Télécom 2B de 1992 à fin 1994, puis cryptée. Il fallait payer un abonnement de 120 francs français pour la décrypter via un décodeur à 690 francs. Fin décembre 1996, le tout nouveau bouquet satellite TPS reprend le signal analogique, venant du satellite Télécom 2B, pour le diffuser sur le satellite Hot-Bird à 13° est jusqu'au début 1998, où commence la diffusion en qualité numérique. Dès le 26 décembre 2001, TPS pert l'exclusivité de la diffusion par satellite de RTL9 et la chaîne est alors aussi diffusée sur CanalSat. AB Groupe, qui en devient l'opérateur en avril 1998, l'intègre dans son bouquet satellite AB Sat. En 2005, le groupe AB propose la chaîne au CSA pour une diffusion en gratuit sur la Télévision Numérique Terrestre (TNT) française. Il est alors question d'un remaniement de la chaîne en "vitrine de la fiction française" et un alignement sur la legislation française : arrêt des films les mercredis, vendredis et samedis soir, puisque la diffusion de films de cinéma est interdite (encore à ce jour) à la télévision française. Le projet ne sera pas retenu. Suite à la fusion de TPS et CanalSat en avril 2007, RTL9 est maintenant diffusée sur les bouquets satellite Nouveau Canalsat et AB Sat BIS Télévisions. La chaine est également diffusée sur les réseaux câblés luxembourgeois, français (Numericable) et suisses (Cablecom, Naxoo et City TV), ainsi que sur les bouquets de télévision par ADSL. Fenêtre publicitaire SuisseDepuis le 16 septembre 2009, la régie publicitaire IP Multimedia (Suisse) SA[3] commercialise une fenêtre publicitaire pour RTL9 en Suisse, pour le marché Suisse Romand. Le nombre de foyer potentiellement concernés par cette fenêtre n'est pas encore connu. Le téléréseau naxoo (Genève et une partie du Chablais valaisan) fait partie des premiers diffuseurs de la fenêtre publicitaire depuis la mi-octobre 2009. Contrairement à M6 Suisse, le signal destiné à la Suisse n'est pas diffusé par satellite. Les publicités sont insérées localement par le téléréseau par dessus le signal original. RéférencesVoir aussi
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